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En matière de santé mentale aussi, le CA IDF vous accompagne

Lorsque nous parlons de santé au travail, nous ne pouvons pas dissocier la santé physique de la santé mentale. Être en bonne santé, c’est être aussi bien dans son corps, que dans sa tête. Mais force est de constater que le sujet est encore très tabou au sein de la société française.


Troubles psychiques : 1 personne sur 4 est concernée.

Selon l’OMS, quel que soit le pays étudié, les troubles psychiques touchent 25 % de la population mondiale ! Ils sont l’une des principales causes de l’absentéisme au travail, de la perte d’emploi et des prises de retraite anticipées. Ils sont la 2ème cause d’arrêt maladie et 1ère cause d’invalidité en France… Et pourtant, on en parle peu.


De quoi parle-t-on ?

Troubles des comportements alimentaires, schizophrénie, dépression, troubles bipolaires, addiction, anxiété, phobie… Si l’on parle couramment de « troubles psychiques »,

cette « famille » regroupe en réalité une grande diversité de troubles dont les manifestations s’expriment de manière intermittente et à des degrés divers. Lorsque ces troubles psychiques engendrent une difficulté professionnelle, ils deviennent des « handicaps psychiques ».

Le handicap psychique n’a pas de définition légale. Il peut être défini comme « un dysfonctionnement de la personnalité caractérisé par des perturbations graves, chroniques ou durables du comportement et de l’adaptation sociale » (Zribi, 2003).

Il a pour origine une pathologie médicalement diagnostiquée qui modifie de manière plus ou moins passagère et à des degrés divers la perception de la réalité.

Les troubles psychiques ont ceci en commun qu’ils se manifestent par crise, dont l’intensité est très variable. Leur diagnostic, comme la mise au point du traitement le mieux adapté à la situation de la personne, sont complexes et longs à établir. Certains traitements peuvent cependant rendre la personne traitée extrêmement fatigable.


Les troubles psychiques n’empêchent pas la compétence

S’ils peuvent, comme les autres familles de handicaps, avoir des conséquences professionnelles, 50% des personnes concernées par un trouble psychique concilient parfaitement leur situation et leur vie professionnelle. D’autres travaillent au sein d’Entreprises Adaptées ou d’ESAT. Une très faible proportion seulement de personnes atteintes de troubles psychiques sont incapables de travailler. Bref, chaque cas est unique… et évolue dans le temps.

Pour mieux comprendre, les personnes affectées de troubles psychiques doivent être considérées comme « des personnes bien portantes présentant des épisodes au cours desquels leurs troubles se manifestent » plutôt que comme « des personnes malades présentant des épisodes intermittents de bonne santé ».


Les facteurs déclencheurs de troubles psychiques sont multiples

Si la recherche scientifique progresse en matière de troubles psychiques, ils demeurent encore souvent complexes à expliquer. Certaines personnes s’avèrent plus psychologiquement fragiles que d’autres. Elles peuvent déclencher des troubles psychiques pour des raisons tant personnelles que professionnelles.

 

Le facteur déclencheur est généralement un événement traumatisant (perte d’un proche, agression…), une modification importante de leur environnement personnel (conditions affectives, vie familiale, équilibre vie personnelle/vie professionnelle, sécurité financière…) et/ou de leur environnement professionnel (organisation, charge de travail, management…).


Les troubles psychiques, ça se soigne.

Au même titre que des troubles cardiaques ou visuels, les troubles psychiques peuvent être soignés. L’association d’un traitement médical et d’un accompagnement psychologique permet généralement à la personne concernée de vivre comme les autres. Mais les stéréotypes ont la vie dure. Aller chez le cardiologue ou l’ophtalmo ne pose de problème à personne. On dira moins facilement à son collègue que l’on va chez le psychiatre.

80 % des personnes dépressives diagnostiquées, traitées et suivies se rétablissent, surtout lorsqu’elles bénéficient d’un cadre familial et social bienveillant.

86 % des personnes dépressives soignées à l’aide d’antidépresseurs voient une amélioration de leurs performances professionnelles.

D’autres dispositifs, basés sur le principe d’entraide par des pairs tels que le ClubHouse jouent également un rôle important dans le rétablissement de la personne ayant connu des crises importantes en lui permettant de retrouver progressivement confiance en elle.

En cas de troubles psychiques, la Mission Handicap du CADIF peut agir

La Mission Handicap du CADIF accompagne en toute confidentialité les collaborateurs en situation de handicap. Elle recherche, avec la personne concernée et d’éventuels spécialistes, la solution qui répondra à ses besoins et lui permettra de travailler dans les meilleures conditions. En matière de prise en compte de troubles psychiques, ces solutions peuvent prendre la forme :

  • d’un aménagement du temps de travail (temps partiel thérapeutique…) afin de permettre à la personne de suivre des soins ou des séances de psychothérapie, par exemple
  • d’un aménagement de l’organisation du travail (modification des tâches de travail…) afin de permettre à la personne de se sentir plus à l’aise dans son environnement de travail et sa mission, au moins pendant un laps de temps nécessaire
  • de la mise en place d’un accompagnement adapté (diagnostic approfondi, élaboration et validation du projet professionnel, appui à l’intégration en entreprise ou en formation, travail sur l’acceptation du handicap, suivi dans l’emploi ou conseil pour le maintien dans l’emploi, cellule d’écoute…).
Mar Galceràn
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La rédaction de Handivoice vous fait voyager en Espagne. Pendant des dizaines d’années, Mar Galcerán s’y est battue pour faire entendre la voix des personnes

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