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Devenir référente handicap à la Direction Régionale d’Étampes : une évolution naturelle pour Valérie Tromeur

Valérie Tromeur vient de prendre les fonctions de référente handicap de la Direction Régionale d’Etampes. Nous sommes allés recueillir ses premières impressions.


Devenir référente handicap, qu’est-ce que cela représente pour vous ?

D’abord quelque chose de naturel. Je côtoie des personnes handicapées depuis toujours car j’ai grandi avec une tante atteinte d’une polio.

Les salariés viennent très souvent me faire part de leurs interrogations. Et s’agissant du handicap, elles sont nombreuses. Le sujet est vraiment méconnu. Depuis le début de l’année, je suis devenue monitrice après avoir occupé toutes les fonctions possibles en agence. En ajoutant ma nouvelle casquette de référente handicap, je peux vraiment accompagner les salariés de manière complète.

 

Valérie TromeurQuelle est votre vision du sujet ?

L’existence de la Mission Handicap CA IdF me semble bien connue en interne ; cela représente une avancée très importante. Néanmoins, il existe encore de très nombreux tabous sur le sujet en lui-même. Dans l’imaginaire des salariés, le handicap est forcément lourd et visible. Ils n’imaginent pas qu’un diabète, une perte d’audition, un problème de dos… et j’en passe puissent être considérés comme une situation de handicap. Ils méconnaissent davantage encore la diversité des solutions que la Mission Handicap peut mettre en place et ce, en toute confidentialité.


Déclarer ou ne pas déclarer son handicap : l’éternelle question ?

En effet ! Force est de constater que les idées reçues ont la vie dure. Les salariés pensent trop souvent que déclarer leur situation de handicap les mènera directement vers le placard. L’objectif est exactement l’inverse ! Avec la Mission Handicap, nous recherchons et mettons en place la ou les solutions qui permettront au salarié concerné de continuer à travailler en préservant sa santé. Elles prennent des formes extrêmement variées : prothèses auditives, aménagement d’horaires, fauteuil et matériel ergonomique, place de stationnement… Tout est possible ou presque. Le salarié ainsi accompagné évite une fatigue inutile, se sent mieux et plus efficace dans son travail. Souvent, nous pouvons ainsi prévenir l’inaptitude.


En matière de handicap, vous parlez de l’importance des « petits pas » : qu’entendez-vous par là ?

Faire évoluer les mentalités prend un temps fou. Il est également nécessaire de créer un climat de confiance avec les salariés. Aujourd’hui, la Mission Handicap a acquis de l’expérience ; elle est assez bien identifiée. Il existe au CA IdF de très nombreuses réussites qui peuvent rassurer des salariés un peu frileux. Ce sont les fruits d’années de communication, de rencontres, de discussions… Ce que j’entends par « petit pas », c’est ce temps long. Les salariés ont besoin de temps avant d’oser franchir le pas. De son côté, la Mission Handicap a également besoin de temps pour identifier la bonne solution et la tester ; certains ajustements peuvent s’avérer nécessaires. Ce sont autant de « petits pas ».


Est-ce que vous percevez une évolution dans la prise en compte du sujet ?

D’une part, la Mission Handicap du CADIF est aujourd’hui bien identifiée ; d’autre part, la pandémie a remis sur le devant de la scène l’importance d’être en bonne santé. Chacun de nous peut, un jour, être touché par une situation de handicap. Le sujet ne doit plus être un tabou : les salariés concernés peuvent prendre contact en toute confidentialité avec la Mission Handicap. Une équipe est là pour les accompagner.

> Pour contacter la Mission Handicap, c’est ICI

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